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Publié le: 10 mai 2017 à 17h15

I Watch: Les dessous de la démission de Chafik Sarsar

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i watch, - chafik sarsar

Un cumul d’événements au sein de l’ISIE a poussé Chafik Sarsar, Mourad Ben Mouli et Lamia Zargouni à présenter leurs démissions, selon l’organisation « I Watch ».

Cette dernière résume ce qui s’est passé en 3 dates clés :

Le mardi 7 février 2017

3 nouveaux membres ont rejoint le Conseil de l’ISIE après vote à l’ARP. Il s’agit de Mohamed Tlili Mansri, Adel Brissi et Nabil Azizi. Depuis ce jour, les altercations se sont multipliées au sein du Conseil de l’ISIE.

Il faut savoir qu’avant cette date, Chafik Sarsar avait demandé au Parlement de prendre en considération l’avis de l’ISIE concernant les 3 candidats parce qu’il savait que Nabil Azizi, représentant des Tunisiens à l’étranger était soupçonné de corruption et de mauvaise gestion financière et administrative lorsqu’il était à la tête de la branche de l’ISIE en France.

Selon I Watch, malgré la requête de Chafik Sarsar et malgré l’alerte donnée par ceux qui ont travaillé avec Nabil Azizi lors des élections 2011 et 2014, les blocs « Nidaa Tounes » et Ennahdha » ont insisté pour que le soupçonné de corruption rejoigne le Conseil de l’ISIE. Sa candidature a été votée avec 146 voix en sa faveur.

Le vendredi 10 février 2017

Le Conseil de l’ISIE a demandé au directeur exécutif, Saber Zoug, de sanctionner un employé qui a fortement critiqué les nouveaux membres et surtout Nabil Azizi sur sa page Facebook, sans citer leurs noms.

Le mardi 2 avril 2017

Saber Zoug, le directeur exécutif, a refusé de faire subir à l’employé qui a rédigé le statut Facebook un questionnaire et a considéré cela comme une atteinte à la liberté d’expression. Il s’est opposé aussi au fait qu’un  des nouveaux membres du Conseil à savoir Adel Brinsi ait confié sa voiture de fonction à son épouse pour usage personnel, ce qui était strictement interdit. Suite à ces réactions, le Conseil de l’ISIE a mis le directeur exécutif sous pression et l’a même accusé de ne pas être apte à diriger les prochaines élections municipales.

Toute cette pression a fait que Saber Zoug présente sa démission. Le Conseil l’a acceptée. Plusieurs employés se sont opposés au fait que le Conseil ait accepté la démission du directeur exécutif. Cette réaction leur a coûté leurs postes. En effet, le Conseil a renvoyé ces derniers malgré leurs hautes compétences et leur rôle dans le succès des précédentes élections.

Il est à noter que Chafik Sarsar, Mourad Ben Mouli et Lamia Zargouni n’ont pas approuvé ces mesures contrairement à la majorité.

Selon I Watch, toutes ces raisons ont convaincu Chafik Sarsar qu’il appartenait désormais à une minorité dans une administration qu’il ne pouvait plus gérer surtout après l’arrivée de nouveaux membres qui ont compliqué les choses et ont formé une majorité qui dirige l’Instance à sa guise et sans être contrôlée.

F.T.


Météo
Tunis