Publié le: 28 août 2017 à 16h20

Un infirmier allemand a tué 84 personnes car il s’ennuyait !

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En Allemagne, un infirmier déjà condamné pour deux meurtres de patients, est soupçonné d’avoir tué au moins 84 personnes et peut-être le double entre 2000 et 2005.

Au moins 84 patients tués, peut-être même deux fois plus : la police allemande a dressé lundi le bilan de 12 années d’enquête sur un infirmier, Niels Högel, tueur prolifique et « exceptionnel » dans les annales de l’histoire nationale contemporaine.

« Ce nombre est exceptionnel, unique, dans l’histoire de la République fédérale » d’Allemagne, a-t-il ajouté, annonçant que la commission d’enquête spéciale « Kardio » en charge du dossier avait désormais achevé son travail.

Niels Högel a généralement tué des patients à l’aide de surdoses médicamenteuses injectées lorsqu’ils étaient en réanimation. Il n’avait pas de « préférences » d’âge ou de sexe pour ses victimes sinon qu’il « préférait les patients se trouvant dans un état très critique », a indiqué M. Schmidt.

L’infirmier avait déjà été condamné en 2015 à la perpétuité pour deux meurtres et quatre tentatives s’étant soldées par la mort des patients. A ces six affaires, les enquêteurs ont indiqué lundi avoir ajouté 84 nouveaux cas, portant donc à 90 le total des décès imputés à M. Högel, aujourd’hui âgé de 41 ans.

L’affaire avait éclaté à l’origine en 2005, lorsque l’infirmier avait été surpris par une collègue en train de faire une piqûre non prescrite à un patient dans la clinique de Delmenhorst, ce qui lui avait valu en 2008 sa première condamnation pour tentative de meurtre.

Alertée par la médiatisation de ce premier cas, une femme avait exprimé des doutes quant au décès de sa mère. Plusieurs corps avaient été exhumés et les enquêteurs avaient trouvé des traces de substances suspectes chez cinq d’entre eux, concluant dans trois cas à des injections mortelles et dans les deux autres à une « cause possible » de la mort.

Niels Högel a pour sa part expliqué qu’il pratiquait ces injections pour amener les patients au seuil de la mort, afin de démontrer sa capacité à les ramener à la vie. Seul mobile invoqué : « l’ennui ».

I.B.A. avec Paris Match


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