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Publié le: 7 novembre 2017 à 15h53

Les JCC rendent hommage à l’Algérie

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La 28 ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), rend hommage aux cinémas des trois continents. A cet effet, l’Algérie est invitée d’honneur en tant que représentant des pays arabes, l’Afrique du Sud pour l’Afrique sub-saharienne, la Corée du sud comme représentant de l’Asie et l’Argentine pour l’Amérique Latine, étant donné le foisonnement des œuvres et la dynamique culturelle que connaissent ces pays.

Hier, dimanche 5 novembre, a eu lieu la cérémonie d’ouverture du Focus Algérie à la salle Africa, qui, fermée depuis six ans, a repris vie grâce aux JCC et ce en présence du ministre des Affaires Culturelles, M.Mohamed Zine El Abidine, du directeur de la 28 ème édition des JCC, M.Nejib Ayed, de la directrice du Centre Algérien du développement du cinéma, Mme Shahinaz Mohamed, de la directrice générale du CNCI, Mme Chiraz Laatiri, en plus d’un grand nombre de figures du monde du cinéma tunisien et algérien, à l’instar des réalisateurs ; Saïd Ouled Khlifa, Yamina Chouikh, Ferid Boughdir, Chawki Mejri, Mohamed Zran, l’acteur algérien Hassen Kechach ou encore la productrice tunisienne Dorra Bouchoucha.

Le directeur de la 28 ème édition des JCC, M.Nejib Ayed, a exprimé sa joie de voir la salle Africa accueillir de nouveau le public, et que le fait que ce retour d’activité soit à travers un film algérien. Il a à cet effet indiqué que le choix de l’Algérie comme invité d’honneur découle du fait du retour en force du  cinéma algérien et que les années à venir seront les années du septième art algérien, soulignant que le secteur du cinéma en Algérie compte plus de 200 techniciens qui travaillent sur des films et sur des feuilletons.

Pour sa part, la directrice du Centre Algérien du développement du cinéma, Mme Shahinaz Mohamed, qui a remercié M. Ayed pour cet honneur fait au cinéma algérien, a rappelé que les préparatifs de cet évènement ont commencé depuis le mois de mai dernier après une première rencontre à Cannes. Elle a indiqué que cet hommage a donné un coup d’accélérateur à la coopération entre Centre Algérien du développement du cinéma et  le CNCI, pour le développement du secteur du cinéma algérien et a révélé qu’une convention dans ce sens sera signée entre les deux parties, pendant le festival.

Il est à noter que cinquante invités en provenance d’Algérie assistent à la 28 ème édition des JCC, au cours des quels 12 films algériens seront projetés au public et qui représentent les différentes étapes historiques du cinéma algériens, entre des œuvres classiques qui ont été restaurées jusqu’à la plus récente œuvre produite cette année. Parmi ces films il y a lieu de noter « La soif de l’inspecteur Tahar » de Moussa Haddad, produit en 1973, « Lotfi » d’Ahmed Rached qui est l’un des plus grands réalisateurs en Algérie, « Zapana » de Saïd Ouled Khlifa, produit en 2012 et qui raconte l’histoire d’ « Ahmed Zapana », l’un des symboles  de la révolution algérienne et le premier à avoir été condamné à la mort par guillotine en juin 1956 ou encore le film « l’Ourannais » du réalisateur Ilyes Salem, qui est en compétition officielle.

Le film d’ouverture du Focus Algérie a été réservé à « Soleil de l’ombre », dernière œuvre de Mohamed Lakhdar Hamina, seul grand réalisateur arabe à avoir obtenu la Palme d’or au Festival de Cannes en 1975, pour son opus « Chroniques des années de braises ».

Malheureusement, le réalisateur Mohamed Lakhdar Hamina, n’a pas pu assister à la cérémonie d’ouverture du Focus Algérie, mais c’est son fils Malik Lakhdhar Hamina, qui est coscénariste et directeur artistique du film « Soleil de l’ombre », qui est venu parler au nom de son père. Il a présenté au public les excuses de son père qui était très enthousiaste à l’idée de se rendre en Tunisie pour présenter son film produit en 2014, mais des problèmes de santé l’ont empêché de venir. Il est à noter que la moitié de l’équipe technique du film est composée de tunisiens et que dans ce film, qui dure deux heures cinquante,  Mohamed Lakhdar Hamina ouvre des horizons infinies qui viennent atténuer les douleurs de l’une des pages de la révolution algérienne et ses blessures qui ne guérissent guère.

F.T. d’après Communiqué


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