Trump désigne son gendre comme haut conseiller de la Maison Blanche - highlights.com.tn
Publié le: 10 janvier 2017 à 12h48

Trump désigne son gendre comme haut conseiller de la Maison Blanche

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Un communiqué a confirmé lundi soir une nomination annoncée quelques heures plus tôt par les médias américains et faisant déjà l’objet d’une grande polémique. Donald Trump a choisi de nommer son gendre Jared Kushner, le mari de sa fille Ivanka, haut conseiller à la Maison-Blanche.

Qui est Jared Kushner ?

Avant son mariage avec Ivanka Trump en 2009, Jared Kushner avait, comme Donald Trump, hérité de son père d’un mini-empire immobilier situé dans le New Jersey.

Pendant la campagne, il a séduit son beau-père par une fidélité à toute épreuve. A l’été 2015, alors qu’un tweet aux relents antisémites circulait parmi les supporteurs de Trump, alarmant la communauté juive, Kushner (issu d’une famille juive orthodoxe proche des démocrates) assurait que Trump n’était “ni antisémite ni raciste“. Il a assuré la promotion de son beau-père sur les réseaux sociaux tout au long de la campagne.

Donald Trump avait déclaré à son propos : “Jared Kushner a été un atout formidable et un conseiller de confiance pendant toute la campagne et la période de transition et je suis fier de l’avoir dans un rôle clé de mon administration”

Son genre pourrait également influer sur les relations chaotiques de Trump avec les médias : après avoir repris un hebdomadaire très lu de l’élite new-yorkaise, le New York Observer, il est devenu un intime du magnat australien Rupert Murdoch.

Il est actuellement le benjamin de la liste de personnes nommées par Donald Trump.

Une nomination légale ?

Selon le New York Times, les avocats de Kushner estiment que les lois fédérales antinépotisme, interdisant aux responsables des agences fédérales d’engager des membres de leur famille, ne valent pas dans son cas, la Maison Blanche n’étant pas une agence.

Quant aux conflits d’intérêt du jeune homme, une avocate recrutée par Kushner avait indiqué lundi qu’il “quitterait ses fonctions” aux Kushner Companies, procéderait à des “désinvestissements substantiels” et resterait à l’écart des questions avec “un effet direct et prévisible” sur ses intérêts financiers.

“M. Kushner est déterminé à se plier aux lois fédérales américaines en matière d’éthique et nous sommes en contact avec le Bureau fédéral sur l’éthique gouvernementale concernant les mesures à prendre”, a ajouté l’avocate, Jamie Gorelick.

La nomination de Kushner, riche président d’une entreprise immobilière, risque d’alimenter les critiques sur la brochette des très fortunés conseillers qui entourent le prochain président. Elle pourrait aussi renforcer les soupçons de conflits d’intérêt et de népotisme.

D.M. avec sites


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