Tunisie - Santé régionale: Faut-il que l'on meure pour que l'Etat agisse ? - highlights.com.tn
Publié le: 7 janvier 2017 à 12h43

Tunisie – Santé régionale: Faut-il que l’on meure pour que l’Etat agisse ?

Partager

hopital-urgences-panneau

Le 25 décembre dernier, un adolescent fut victime d’un terrible accident de la route à la ville de Jelma à Sidi Bouzid. Il perdit connaissance et baignait dans son sang. Son père l’emmena en vitesse à l’hôpital local. Or, à l’hôpital local de Jelma, il n’y avait pas les équipements nécessaires pour le réanimer et le soigner. On l’emmena alors dans une ambulance à l’hôpital régional de Sidi Bouzid.

Trop tard ! En route, l’accidenté succomba à ses blessures et perdit la vie.

La tragédie provoqua plusieurs indignations surtout celle des habitants de la région qui dénonçaient le sale état su secteur médical à l’intérieur de la Tunisie.

Le ministère de la Santé n’a pas fait la sourde oreille à ces cris de révolte et a fourni de nouveaux équipements médicaux au service des urgences et au service de gynécologie de l’hôpital local de Jelma et ce, selon le communiqué du ministère publié le 5 janvier 2017, soit 10 jours après l’accident.

Faut-il toujours qu’une catastrophe survienne pour qu’on bouge ?

L’accident à Jelma n’est ni le premier et ne sera pas sûrement le dernier vu les conditions misérables des hôpitaux des régions de l’intérieur du pays. Et appeler ces établissements « hôpitaux » relève d’une pensée bien optimiste étant donné le manque mortel des outils de soins nécessaires.

Le personnel de l’hôpital de Jelma n’a pas informé le ministère de tutelle de l’absence d’équipements ?

Le ministère avait-il conscience de l’état déplorable du lieu et n’avait rien fait pour y remédier jusqu’à ce que l’inévitable arrive ?

Le ministère n’a pas le budget nécessaire pour équiper les établissements sanitaires de l’intérieur du pays ?

On ne sait point mais une chose est sûre, tout citoyen tunisien, de Bizerte jusqu’à Borj El Khadhra, a droit à un minimum de dignité et a droit à de bons soins lorsqu’il en a besoin.

La Constitution de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) établit que «la possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain». Le droit à la santé comprend l’accès, en temps utile, à des soins de santé acceptables, d’une qualité satisfaisante et d’un coût abordable.

Faten Touhami


Météo
Tunis